Nous sommes debout, face à la piste de danse, mes petites fesses collées à la queue de mon Maître. J’ai mon collier et il m’ordonne d’aller faire le tour des cabines toute seule. Je lui jette un regard noir. Non pas que j’ai peur, mais parce que je n’en ai aucune envie. J’aime n’avoir rien à penser. Et là le fait de devoir réexister seule, avec tous mes réflexes de défense et de contrôle me fatigue. Le mieux dans ces cas là c’est de ne pas se poser de questions et d’y aller. Bon allez. C’est un ordre de mon Maître. Et obéir est dans l’immédiat le seul plaisir que je trouve à cette consigne. Je ne vais pas faire un tour mais plusieurs. Je me connais…

  • Le premier me servira Ă  cracher mon Ă©nervement en trouvant tout le monde stupide, oĂą personne n’arrive Ă  la cheville de mon MaĂ®tre : les lapins frĂ©nĂ©tiques, les reluqueurs lourdingues, les morts de faim, les Ă©gocentriques et exhibitionnistes…

  • Le second flattera mon ego qui dans la vraie vie a horreur d’en faire des tonnes.

  • Le troisième devra me surprendre et plaire Ă  mon MaĂ®tre.

Je passe presque sous silence le premier tour qui, conjugué à mon énervement, est d’une banalité qui frôle le pathétique. Les lapins en vitrine alternent avec quelques taiseux qui se branlent, mais je ne vois pas tout, je passe assez vite. Je soutiens sans sourire les regards de ceux qui me voient déjà comme quelque chose à se mettre sous la dent. J’enjambe une fille à genoux, en train de sucer son homme et je crois que c’est la seule chose qui m’émeut. Alors je lui caresse ses longs cheveux en passant.

Et me voilà prête pour le deuxième tour. Il va vraiment falloir que je ralentisse. En fait. Ah tiens dans une des premières cabines je reconnais vaguement le monsieur à lunettes qui nous avait invités un jour… un monsieur d’un certain âge. Ouf, pas un lapin. Me retrouver seule entre lui et mon Maître ça aurait pu le faire mais là, seule, je n’en ai aucune envie. Bon je lui souris vaguement. Deux cabines plus loin il y a deux couples. Je m’attarde un peu et finalement j’ai du plaisir à les regarder… une chatte léchée, une autre prise… le tableau est assez beau et doux. Une des dames me regarde et me sourit.

Je continue pour arriver à la zone d’orgie où traînent toujours quelques célibataires. J’ai droit à tous les regards, aux invitations implicites, aux effleurements et aux murmures à l’oreille. Flatteur. Mais bon. Ah, encore la jolie à genoux…

Troisième tour. Je m’assieds au bord du matelas de la cabine où se trouvent les deux couples. Je continue de les regarder, puis je finis par prendre la main de celle qui m’a souri, qui est la plus proche. Juste ça. Je veux sentir sa jouissance à travers sa main. Et ça ne tarde pas arriver. C’est puissant et fort. J’ai eu une bonne idée. Je lui caresse le bras doucement et ne la quitte d’un sourire complice qu’une fois ses spasmes apaisés.

Au coin orgie, je m’approche du plus timide qui regarde les couples sans bouger et je remplace sa main par la mienne sur sa queue. Il sait que je ne vais pas rester. Mais c’est un hommage éphémère qui le flatte tout autant qu’il le surprend. Je pense à mon Maître qui m’a appris à apprivoiser ces queues anonymes qui bandent… mais je préfère quand il est là, quand il me regarde, quand il me dit qu’il est fier de moi, quand ça le fait bander lui….

Quant aux autres, je les regarde d’un regard qui veut dire : oui je suis chienne, mais sans mon Maître, je suis surtout chienne de garde. Alors ne vous approchez pas. Mais merci pour vos sales désirs que mon passage suscite… baisez-moi de vos regards tant que vous voulez… Regardez ma tenue, regardez mon collier… je suis toute habillée du désir de mon Maître et je vous soumets tous d’un seul regard.

Dernier tournant avant la fin : toujours la jolie à genoux avec ses longs cheveux. Je ne veux pas que son homme jouisse avant qu’elle n’ait senti ma présence. Alors je me mets à genoux derrière elle, je m’encastre à son corps, jusqu’à sentir ses fesses contre mon ventre. Elle ne bouge pas. Je caresse ses hanches, ses seins, son ventre… j’enlace d’un bras sa taille tandis que mon autre main s’aventure vers sa chatte… je la caresse avec douceur… et je lui murmure "tu vas jouir en même temps qu’il va exploser en toi puis t’arroser le visage"… en guise de réponse, son abandon m’émeut, je la sens se raidir et se tendre, trembler, mouiller ma main… jouiiiiir, nos corps collés, ma chatte trempée… je la serre comme pour avaler ses spasmes, devenir une seule et même vague, tandis que que je sens couler du sperme sur ses seins et que j’entends le râle de quelques uns venus se branler dans notre dos.

Alyssanne - 20 Avril 2026