Te dire donc ce que j’ai senti…
Oui je l’ai aidé à sortir sa queue… Et c’est un peu avant que tout a commencé… sentir qu’il bandait de moi, de nous voir ensemble, me brûlait les mains… comme une envie de toucher cela de près… c’est tellement gratifiant, excitant. Une queue qui bande dans un pantalon à s’en comprimer la circulation et les couilles… me délecter de cet avant… le délivrer de cette attente… te sentir me voir accomplir ce que tu m’avais demandé un an auparavant… ressentir la fierté dans tes yeux… devenir l’effrontée que je n’étais pas avant…
Déjà j’avais senti son regard dans mon dos, lorsque je t’embrassais en me frottant à toi, debout près du sling… Déjà j’avais vu son regard me sourire, en haut devant le bar, et encore une fois en bas… Déjà j’avais pu jauger du niveau de confiance que je pouvais lui accorder et de l’accueil tolérant que je pourrais lui faire si jamais …
J’avais dans la tête ces consignes à accomplir : branler des queues. Mais pas n’importe lesquelles. Celle-ci en l’occurrence, pourrait faire partie des élues.
Alors nous voilà sur ce banc… et le voilà lui, à côté, suite au croisement furtif de nos regards ; il a clairement lu dans le mien que je ne le repousserais pas. D’où le fait qu’il soit venu s’asseoir près de nous. Maintenant je me sentais responsable… obligée d’assumer ce que j’avais laissé entendre et en même temps terrorisée de faire une erreur, de faire un faux pas vis à vis de toi… était-ce que tu voulais ? Avais-tu tout suivi de ce micro déroulement en si peu de temps ? Au fond, me voir branler une queue, était-ce toujours ce que tu désirais ?? Ces putains de questions me turlupinaient et ce sont ces moments qui donnent parfois envie d’être shootée à l’alcool pour arrêter le discours intérieur. Mais ma guerrière interne ne baisse jamais la garde… Jamais.
J’ai cependant avancé ma main… trop tôt selon ce que tu as pu m’en dire ensuite… Forcément, je fais des erreurs. Forcément je me casse la gueule des fois. Et mon Maître, ma forteresse, toi tu es là .
J’ai donc avancé ma main. Trop tôt. Je perds un peu la notion du temps là -bas. Dans tout ce noir moite de désirs croisés et anonymes, sous ces lumières, dans cette musique trop forte qui coupe du monde, annule les heures, dans tout ce rouge qui suinte l’odeur des lieux de la nuit…
J’ai avancé ma main, impatiente et fière d’être un vecteur de délivrance, toujours à vouloir ouvrir des portes, avec mon trousseau de clés d’Alice à portée de main. J’ai approché ma main, décidée, engagée, sûre de moi. Là je ne me posais plus de questions. Sa queue a émergé… dure, dressée, présente, palpitante dans ma main. Je ressens à ce moment toujours une sensation de force et de fragilité à la fois… cette peau si fine, si douce, ce glaive masculin qui est tout… et puis soudain plus rien… ça m’a toujours fascinée et émue.
Sensations de cette queue-ci : elle me prend toute la main, mes doigts enserrent ses veines, sa puissance, elle m’apparaît étonnamment dure… et grosse (contrastant un peu avec l’aspect plutôt mince du lapin, mais je sais que ça n’a rien à voir) … je la branle doucement….
Mais j’ai la tête accaparée par mon Maître. Je veux bien branler des queues… mais je veux mon Maître en souverain tout puissant pour moi. Je veux qu’il me remplisse, de ses regards, de ses mains, de sa présence, de sa marque, de sa propriété, de tout Lui. J’ose même pas regarder le lapin tellement je veux être sûre qu’Il comprenne que je veux ça.
Et pendant ce temps, je le branle toujours… doucement… et puis je sens sa main sur la mienne qui m’incite à serrer plus fort, à aller plus vite, avec plus de force, plus d’énergie… je suis surprise, mais j’essaie de suivre, de comprendre… j’ai du mal à prodiguer une caresse qui dans ma tête est associée à la douleur… mais je me trompe… il va falloir apprendre autre chose donc… Ce que j’ai aimé par dessus-tout, ce sont les deux moments où j’ai senti un peu de liquide chaud s’écouler sur le dessus de ma main… témoin de son excitation. Ce sont ces petites choses qui me font mouiller, bien plus que sa queue en elle-même …
Bander… mouiller… deux choses qui me font un effet puissant. Quelle que soit la taille de la queue. Un inconnu qui bande de l’effet que je lui fait, c’est assez grisant. Je crois que j’aurais aimé le branler jusqu’à le faire jouir, là sur ce banc, sous nos yeux.
Alyssanne - 02 Juin 2026