Je n’ai jamais été contre une scène de CNC. Mais entre ne pas être contre et la vivre, il y a un grand pas. Je ne savais même pas ce que cela signifiait il y a encore quelques semaines…
Et bien voilà , cette fois nous y sommes. Après avoir donné mon consentement, je me retrouve donc dans le rôle de la victime, prête à tomber dans les griffes de mon prédateur, et ça m’arrange bien que ce soit mon Maître. Nous avons convenu d’un lieu de rendez-vous où il m’enlèvera en voiture. A partir de là , je serai complètement dans mon rôle et lui dans le sien. Je suis sensée faire du stop pour aller à Marseille.
Après plusieurs minutes d’attente sur le bord de la route, mêlée d’appréhension et d’impatience, je reconnais sa voiture qui surgit et soudain le temps s’accélère, je n’ai presque pas le temps de penser ni de réfléchir à quoi que ce soit, tout s’enchaîne : la vitre qui s’abaisse pour me demander où je vais, la portière qui s’ouvre, moi qui m’installe devant comme toutes les autres fois sans que cela ressemble à aucune des autres fois, et la voiture qui m’emporte, en faisant mille détours, me faisant poser la question : « mais on va où là ? ». Bien sûr je ne reçois aucune réponse, je réalise très bien que je n’arriverai jamais à la destination demandée. D’ailleurs, le temps de me faire ces réflexions, je me retrouve sur une route forestière, déjà loin de la ville et de toute personne en vue. J’ai beau me dire qu’il s’agit de mon Maître, je commence à mélanger ce qui relève du rôle et de ma personne, et à ressentir les effets d’un véritable enlèvement. C’est vraiment bizarre et pas franchement agréable. Et puisqu’il faut jouer ce rôle, autant m’y mettre à fond et ne plus, ou le moins possible, faire d’allers retours perturbateurs dans ma tête. D’ailleurs je ne l’appellerai plus mon Maître dans ce récit, mais mon ravisseur.
Je sens la peur tapie au fond de mon ventre jusqu’à ce qu’elle surgisse brutalement, aussi brutalement que l’arrêt de la voiture sur le bas côté et que ses mains empoignant mes bras pour m’immobiliser et me passer des menottes. Je n’ai pas le temps de hurler qu’il me bâillonne la bouche, ouvre la portière et me jette sur la banquette arrière, m’attache les chevilles et me recouvre la tête d’un sac en tissu noir. Ça c’est une des choses que je déteste par dessus tout car même s’il y a des petits trous, ça active ma peur panique de la claustrophobie et c’est insupportable.
Respirer et ne pas penser, c’est le seul mode de survie qui me vient à l’esprit.
Après un claquement de portières, la voiture repart. J’ai l’impression d’être emmenée au bout du monde. Tout est faussé, le temps, la perception de la vitesse, des virages, de la route, c’est extrêmement perturbant. Je me dis que ce n’est que le début et que je ne sais pas comment je vais tenir. Et surtout pourquoi je me retrouve là , pourquoi ai je accepté ça ??
Ne pas penser. Voilà j’ai déjà oublié la plus importante des missions du moment. Je voudrais me débattre et tout déchirer, qu’il me fasse ce qu’il veut mais qu’il me sorte de là et me laisse respirer à l’air libre. La voiture finit par s’immobiliser. On arrive quelque part. Je sens ses mains qui détache mes chevilles et me tire les bras vers l’extérieur pour me mettre debout. Enfin je reprends contact avec la terre. C’est fou comme des choses aussi insignifiantes que la stabilité du sol peuvent avoir de l’importance soudain. Il me fait avancer à l’aveugle, je gémis de rage tout en frottant ma tête contre lui pour lui signifier que je veux qu’il m’enlève cette horreur sur la tête.
Après un ascenseur et le bruit d’une porte métallique, il me libère enfin le visage. Je lève les yeux vers son visage cagoulé qui me remplit d’effroi. J’ai hâte qu’il m’enlève les menottes. Ce qu’il fait sans que je le demande. Et là je sens que mes forces sont décuplées car ma seule préoccupation est de m’assurer que mon ravisseur est bien mon Maître malgré tout. Je n’y vois rien mais mes mains se ruent sur son corps pour le palper, l’aggriper, le serrer, le reconnaître. Mes mains le connaissent par cœur et au fond de moi j’ai confiance mais dans ces moments tout est tellement brouillé qu’on peut perdre pied facilement. Le jeu, la réalité, moi et mon rôle. C’est éprouvant. Si ce n’était pas lui je l’aurais griffé de toute ma rage intérieure. Je ne supporterait pas que quiconque m’approche à part mon Maître.
Allez tais toi et remets toi dans ton rôle. Oui bien sûr.
La porte est verrouillée. Pourvu qu’il ne me laisse pas seule ici enfermée… pourquoi faut-il passer d’une angoisse à l’autre…nouvelle terreur qui me fait trembler comme une feuille et avoir des sueurs froide. Je voudrais parler, lui dire, le supplier de ne pas me laisser seule ici. Des larmes de panique coulent le long de mes joues mais la lame d’un couteau que je sens soudain le long de mon dos me fait défaillir d’effroi. Une nouvelle peur chasse la précédente à un rythme que je ne peux plus suivre. J’ai peur. Vraiment peur. Et si mon Maître devenait fou ? Mais non enfin, tais toi. Moi et mon double se battent en duel dans ma tête qui sature. La lame déchire mes vêtements de haut en bas, m’exposant nue en quelque seconde aux regards satisfaits de mon ravisseur. Je reprends souffle.
Il libère enfin ma bouche. Il sait que je ne crierai pas. Notre confiance mutuelle est inébranlable. Je suis épuisée avant que tout commence. Je me rends. La fierté d’être à lui me traverse l’esprit et me donne la force de tenir debout. Je lui laisse les pleins pouvoirs dans ces nouveaux jeux que je redoute autant que je les accepte. Tout est contradiction, opposition. Je le laisse m’attacher au châssis de bois en renonçant aux caresses que je ne peux espérer dans ce contexte… Une fois prisonnière des cordes, mon ravisseur se délecte de sa proie, en apposant avec application des pinces sur mes seins et un peu partout sur mon corps. Ça me fait horriblement mal, surtout au niveau de la pointes des seins. Il contemple son œuvre tandis que je serre les dents et que je fais des efforts immenses pour ne pas crier. En vérité, je voudrais crier, libérer le mal que ça me fait. Il continue en posant d’autres pinces sur les lèvres de mon sexe.
Je ne sais pas pourquoi ça lui plaît que j’ai mal… Tout mon corps est en tension. En révolte. Et pourtant, si je songe une seconde que derrière ce masque de ravisseur, c’est mon Maître qui est là , cela suffit à faire frémir mon corps d’une vague d’endorphines. Malgré tout, sa douceur habituelle et ses gestes tendres me manquent terriblement. Je n’aurai rien de tout cela aujourd’hui. Forcément, pour une séance de CNC, on ne va pas verser dans la tendresse. Alors c’est la peur qui reprend le dessus, parce que j’ignore la suite de chaque instant. Et mon ravisseur semble bien disposé à me faire subir des tas de choses au service de ses désirs et de son plaisir.
« J’ai envie de te mordre, de te fouetter, de te faire mal, de t’humilier » me dit-il.
Il me nargue de sa bite qu’il dégaine de son pantalon pour bien me montrer que je ne suis pas au bout de mes peines… Il s’amuse de sa queue dressée qu’il frotte sur mes cuisses, sur mon ventre, sur mes fesses… le temps s’étire et se déforme. Les secondes n’en finissent pas. Il me pince un peu partout de ses doigts, comme si les pinces ne suffisaient pas… la douleur m’anesthésie presque. Il détache mes bras et me fait basculer en avant, profitant de ma souplesse pour que, les mains posées à plat sur le sol et les jambes tendues lui offrent la plus belle vue sur mon cul. Il empoigne mes hanche et me transperce de douleur, en m’empalant sans prévenir de sa queue dressée. Il me baise sans me laisser le temps de m’ouvrir, et après plusieurs coups secs se retire et me relève.
Il enlève ensuite toutes les pinces, dans une lenteur contradictoire, et me libère ainsi d’une partie de la douleur. Car une partie persiste. Répit de peu de temps. Je n’ai pas le temps de réfléchir qu’il me met à genoux devant lui en empoignant mes cheveux et en faisant une entrée forcée dans ma bouche pour me baiser avec la même fougue jusqu’au fond de la gorge. J’ai du mal à respirer, sa queue énorme prend toute la place. Puis il me plaque au sol de tout mon long et me maintient en guerrier vainqueur, un pied posé sur le haut de mon dos.
Un silence immense me plonge dans un puits sans fond. Les secondes sont des minutes et les minutes des heures. Soudain des picotements dans le haut du dos me font réaliser la nature du nouveau supplice. Celui que j’espérais ne jamais connaître : la terreur des aiguilles. J’espère qu’elles sont désinfectées. La tentation de céder à la révolte et à la colère est grande, et c’est là que je rappelle à ma conscience la présence de mon Maître. La seule idée qui puisse me faire tenir est : « tu fais ça pour lui. Pas parce que tu es faible et que tu acceptes n’importe quoi. Au contraire, parce que tu es forte. Car peu de gens seraient capables d’un tel don de soi, d’une telle confiance, d’un tel dépassement… »
Ces pensées me calment mais ne m’empêchent pas de pleurer en silence.
Et un nouveau silence suit. Celui sans doute de la contemplation, puis de la libération. Une à une. Doucement. Seule douceur perceptible.
Il me retourne, s’allonge de tout son poids sur moi, me faisant presque suffoquer. Puis il m’embrasse à pleine bouche tout en fouillant mon sexe de ses doigts partout… ma chatte, mon cul. Il me tient captive et s’immobilise encore un moment sur moi. ça ressemble à un moment de trêve mais je n’y crois pas trop. C’est sans doute histoire de reprendre des forces, de débander un peu avant de repartir plus loin. Je n’arrive plus du tout à penser, je suis sous sa domination toute entière. Je ferme les yeux dans l’abandon de mon corps. Je sens soudain quelque gouttes d’un liquide chaud couler sur mon sexe et entre mes cuisses… je comprends que mon ravisseur profite de cette accalmie pour marquer son territoire à l’instar des chats, marquer son domaine et aussi peut être en guise d’humiliation. Il s’amuse de moi de toutes les façons possibles.
Je me retrouve bientôt à genoux, penchée en avant pour le plaisir de faire claquer ses mains sur mes fesses et d’enfiler un doigt dans mon cul. Très vite il remplace son doigt par un objet et me branle tout en bandant comme un fou. Il me retourne sur le dos et m’attache en X au sol pour s’abreuver à ma chatte et me caresser en me disant "maintenant tu vas jouir pour mon plaisir petite salope !" Je ne vois pas comment trouver le chemin du plaisir, prise par toutes ces peurs successives, mais mon Maître et son habileté ont toujours raison de moi, même dans ce contexte. Sa langue et la dextérité de ses caresses me font mouiller, monter savamment et je jouis en saccade pendant que je le vois se branler devant moi. Puis, après que ma respiration soit revenue à la normale, il m’ordonne de me remettre à genoux et m’attache les mains dans le dos. Là il fourre sa queue excitée dans mon petit cul en feu, tout en me griffant le corps, en enfonçant ses ongles dans ma chair, en me faisant mal, il me baise et me baise jusqu’à jouir lui même, m’emportant avec lui dans son extase de Maître tout puissant.
Je suis exténuée. Fin du CNC.
Il me murmure un « Merci » rempli de douceur. Il me câline avec tendresse et me prend contre lui comme sa protégée. Je suis sa protégée. "Je suis fier de toi" me dit il. Et en silence je me murmure à moi même : "je suis À TOI".
Dans mon épuisement je me dis "il n’y a rien de plus beau que d’arriver jusque là pour celui que j’aime". A bout de forces, mais jusque là . Ma mission est accomplie.
Alyssanne - 16 Août 2023