Quand j’ai su qu’Il (mon Maître) avait repris possession de notre cave d’altitude, j’ai ressenti une très grande joie, comme si ce lieu avait été appelé à nous abriter à nouveau, dans l’intimité de quelques très petits mètres carrés. On a eu une vraie cave, beaucoup plus vaste et au décor assez incroyable, mais j’ai toujours eu une prédilection particulière pour celle ci, dans tout ce qu’elle offre d’atypique, de surprenant, de contraignant et d’improbable. Elle est finalement à l’image de tout ce qui me fascine chez mon Maître. Il est… différent en tout.

30-39-… Je ne sais plus, mais peu importe. C’est exactement le même numéro. Ça m’a bluffée. Je ne pensais pas que ce même espace nous attendait et nous accueillerait encore.
Voilà la porte. Voilà toutes les portes d’Alyssanne. Toutes les mêmes, grises, métalliques, mais une seule permet le passage. C’est émouvant de penser que cette histoire de portes qui m’avait tant interpellée à la première lecture (d’Alice) est devenue un lieu tangible dans ma vie aujourd’hui.

Ce seuil est à la fois traversée et distorsion temporelle. Une fois franchi, chaque seconde est un empire, chaque minute peut devenir heures, jours, mois, me donnant l’illusion et la protection que le temps des hommes qui nous sépare au quotidien n’existe plus. N’a plus aucune prise sur nous.

Une fois la porte refermée, je me retourne et je pose sur mon Maître un regard dont il ne peut soupçonner l’intensité de vénération qu’il contient. Je me sens fière. Je me sens sienne. Prête à me fondre en lui et à me soumettre à ses désirs. La lecture du désir dans ses yeux embrase le mien et tous mes sens. J’ai envie de le regarder sans fin, de le caresser, de le goûter, de le respirer, de l’entendre.

(Petit aparté : Écrire cela me fait mouiller de façon indécente… Il pourrait faire glisser ses doigts ou plutôt sa langue si douce sur ma chatte, oui c’est cela dont j’aurais envie là tout de suite… Fin de la parenthèse).

Oui, dans la pénombre de ces premières secondes hors temps, mon Maître m’apparaît véritablement comme un demi dieu, d’une puissance et d’une beauté inégalable. Je sens combien mon corps svelte semble appelé à combler son corps puissant, combien proportionnellement, sa force répond à la finesse de mes poignets, aux courbes douces de tout mon être prêt à s’offrir à lui en totalité.

Ce lien de moi, sa Soumise, à lui mon Maître, m’apparaît comme le plus fort, le plus beau et le plus lumineux qui soit. Il m’apporte une joie immense, extatique. En vérité, ce lien est magnifique. C’est notre secret.

Une nouvelle fois donc, la porte se referme. Appelant plein d’autres nouvelles fois. Je retrouve l’exiguïté de ces lieux familiers avec un bonheur certain, à part cette foutue claustrophobie qui s’empare de moi de temps à autre et que je m’efforce de repousser aussi loin que le peut mon esprit. Cette maîtrise est encore quelque chose que j’offre à mon Maître. Ça ne lui apporte rien mais moi ça m’aide de me le dire. Et puis je sais qu’il me délivrerait au plus vite s’il le fallait. Alors je respire calmement, certaine que plus on s’avancera vers le froid, mieux ce sera (la chaleur n’aide pas). Je me retourne et la magie du non temps opère en silence. La présence de mon Maître m’hypnotise et je m’émerveille de cette fascination constante que j’ai depuis des années pour lui. Les moindres contours de son corps me font vibrer, son regard, ses sourires me font chavirer. Je ne sais rien de ce qu’il va se passer. Je le pressens seulement. Notre cave a un petit plus : elle est maintenant équipée d’une structure en bois qui laisse imaginer plein de suites à écrire.

Lentement, mon Maître se place derrière moi, fait glisser ses mains le long des mes bras et m’attache délicatement les poignets. Je reconnais la texture des cordes… Ah ces cordes, elles m’ont tellement manqué à une certaine époque. Saurais-je les supporter aussi bien ? Il n’y a pas de raison. Et ce n’est pas le moment de se poser ces questions. Parce que quelque chose de plus grand est à l’œuvre : l’abandon, la confiance (« je m’en remets à Toi, mon Maître» dit ma conscience), l’accueil de toute cette douceur, la danse de ses mains manipulant les cordes, telles des lianes autour de mon corps. Il a les plus belles mains du monde, et elles me font frissonner de désir. J’aime ce temps lent où mon Maître tisse son œuvre d’art, de noeud en noeud, et me rend belle et prisonnière tout à la fois. Je suis son œuvre en offrande, et je ne sais rien du noeud d’après et encore d’après. Un effleurement particulier me signale qu’il ne s’agit pas de ses mains, mais du fait qu’il bande tout en m’attachant et ça me rend humide sur le champ. Je sens le patient maillage se former sur mon dos, puis sur mes cuisses, ne me permettant plus d’être libre de mes mouvements, y compris des jambes. Mon Maître me penche en avant avec douceur pour m’inciter à me mettre au sol, d’abord couchée sur le côté, puis à genoux. Et là je reste offerte à ses regard, dans un silence et une immobilité qui me semblent éternels.

Soudain je sens ses mains qui attrapent mes hanches, et immédiatement, je me sens transpercée de ce plaisir fugace – une ou deux secondes tout au plus- qui me fait défaillir. Cette première pénétration sans prévenir est comme un coup d’épée qui procurerait la plus grande décharge de plaisir qui soit. Ce n’est pas un orgasme mais c’est d’une intensité comparable à une décharge électrique – pour peu que celle ci soit agréable- Et ça l’est, agréable ! C’est difficilement descriptible. Son désir me pénètre avec force, il met le feu à mon corps qui ne sera désormais qu’en attente de toute la suite. Mais il se retire comme si l’attente participait d’une douce torture. J’aime ces moments fous où je suis liée à mon Maître sans rien savoir de la suite. Sa langue lèche mes fesses, mon dos, mon cou… j’y sens une morsure, dont la douleur est atténuée par le désir. Avec la même vivacité que précédemment dans ma chatte, mon Maître m’enfourne sa queue palpitante dans la bouche. Je ne peux même pas m’aider de mes mains comme j’aime le faire… je l’accueille pleinement, penchant la tête et m’appliquant de mon mieux aux jeux de langue et à la pression de mes lèvres.

Il m’empoigne par les cheveux, relevant mon visage vers lui et m’efforçant de planter mon regard dans le sien. Mes larmes coulent malgré moi, en même temps que ma salive… tout coule en abondance, y compris mon sexe ouvert… j’aime tous ces liquides mêlés, j’ai plaisir à imaginer que la queue de mon Maître est mouillée elle aussi de son propre désir, même si je ne peux concrètement le sentir en cet instant. Parfois il faut que je l’imagine habillé pour ça, avec une tache sur son slip concrétisant l’équivalent des fois où je mouille mes vêtements… Mon Maître me sourit et se retire, me laissant reprendre souffle et il me laisse à nouveau là quelques instants, gisant à ses pieds. C’est l’image de son plein pouvoir et moi de ma toute confiance. L’expression pure du serment prêté. Celui de la soumise à son maître. Je savoure ces secondes où je lui appartiens tout autant qu’il m’appartient.

Puis il se relève et me relève. Tant bien que mal car je ne tiens plus vraiment debout dans cet abandon et ce vertige. Je sens qu’il détache les liens de mes poignets. Une autre idée, un autre désir traverse son esprit. Je sens mes jambes à nouveau libres… mon Maître les écarte de façon à pouvoir attacher mes chevilles au châssis, puis faire la même chose avec mes poignets. Tout mon corps dessine un X désormais, bras levés et jambes écartées. Je suis dans un état second. Mon Maître porte à mes lèvres une coupe de champagne qu’il m’avait fait la surprise de m’offrir, mais j’ai oublié d’en parler… Pourtant je devrais le remercier mille fois pour cela aussi. Il m’honore de ces bulles festives que personne ne m’avait jamais offertes et chaque fois j’en suis émue aux larmes, même si je ne le montre pas.

Je sens à nouveau ses mains magnifiques qui parcourent mon corps, et soudain quelque chose d’infiniment doux, sa langue sur mon clitoris dressé, sa langue sur ma chatte qui s’abreuve de mon désir. Je suis sur le point de jouir, mais je ne sais pas si je souhaite m’abandonner tout de suite au plaisir… cette première jouissance est souvent si forte que j’ai toujours à cœur de la retarder, de la partager avec mon Maître. Je suis au bord du bord, il faut qu’il s’arrête, qu’il s’arrête ! Il se redresse et m’embrasse à pleine bouche, sa queue contre ma chatte mouillée et ça me fait délicieusement frémir.

Ses mains se plaquent sur chacune de mes fesses, me tiennent avec fermeté, me pétrissent, jusqu’à ce que je sente un de ses doigts pénétrer mon petit cul qu’il aime tant. Mon anus est lubrifié lui aussi, tout glisse délicieusement. Voilà encore des sensations et un plaisir d’une autre nature qui rendent une fois de plus ma jouissance proche… je fais durer et durer le plaisir… je souhaite qu’il me prenne désormais, par où il le souhaite. Je sais qu’il voudrait être partout à la fois, il est derrière moi et passe un bras sur mon ventre me pour me maintenir contre lui. Il me pénètre avec fougue, puis avec douceur, lentement, puis va au rythme qui lui convient. Je l’enserre du plaisir qui monte doucement en même temps que ma respiration se fait irrégulière, saccadée, que mon cœur s’accélère et s’emballe. Sa queue dressée en moi, toute puissante, m’embrase toute entière, je sens les spasmes remonter du plus profond de ma chair pour exploser en même temps que sa montée de sperme qui jaillit en moi comme un volcan. Je jouis je jouis sans fin de ce plaisir illimité qui nous unit. Et j’aime sentir couler le long de mes jambes nos élixirs mêlés pendant ces secondes d’éternité.

Mon Maître est un homme magnifique. J’éprouve une immense fierté à lui appartenir.
C’est toujours ce que je ressens quand la porte se referme sur notre espace atemporel. Sans que j’ai le temps d’y penser, je me retrouve nue contre son corps de Maître, et sa domination m’apparaît d’autant plus forte qu’il reste plusieurs minutes comme ça, tout habillé, à me regarder et à effleurer mon corps de ses caresses douces. Ses mains n’ont eu qu’à soulever ma robe en la faisant glisser et passer par la tête pour que je me retrouve ainsi, vulnérable et frémissante, exposée à ses regards indécents. Il semble très satisfait que je n’ai pas de culotte. Une simple robe légère et voilà. Soudain je réalise combien ce bout de tissu est finalement peu de choses, et que quand je marche dans la rue, quand je suis à ses côtés, je peux presque m’imaginer nue ainsi auprès de lui.
Voilà mon Maître ai-je envie de dire au monde entier, et me voilà nue à ses côtés , à lui, pour lui. Pour les autres j’ai une robe, mais dans ma tête je n’en ai pas. Et quand je ne mets pas de culotte, cette sensation est décuplée. Il faut que je le fasse plus souvent. Marcher dans la rue en faisant un pied de nez à tous les passants ignorants que ma chatte est mouillée par les simples pensées que je nourris pour mon Maître tout puissant.

Pour l’heure la cave nous abrite. Le vent fait grincer sa structure métallique et j’adore ça. On se sent encore plus loin, dans un ailleurs surréaliste. J’aime ses baisers et sa langue qui m’effleure la peau, j’aime ce silence qui donne à sa respiration une suavité incroyable.
Me rendre compte qu’il bande à travers ses vêtements en étant ainsi auprès de moi est toujours un grand moment. Quelque chose d’une puissance érotique qui me bouleverse.
(
Parenthèse : je voudrais pouvoir offrir à mon Maître mes cuisses ouvertes tandis que j’écris ces lignes ; il y verrait mes lèvres luisantes qui coulent en abondance et mes draps que je mouille tant il me remplit de désir…)

Mon cœur s’emballe quand je sens sa queue trop à l’étroit, doublement enfermée dans son slip et son pantalon. J’ai hâte de la délivrer et en même temps je me délecte de ces moments. Je confie à ma main la mission de trouver le chemin… défaire sa ceinture et, c’est plus fort que moi, la glisser d’abord entre son slip et son pantalon… faire durer le plaisir en caressant doucement ses couilles, autant que faire se peut malgré l’inconfort de l’étroitesse du chemin. J’aime sentir son désir qui perle. Je remonte délicatement et enfourne sans pudeur ma main dans son slip. J’y trouve une queue chaude et palpitante, humide comme je l’aime, prête à se déployer hors de sa prison et à prendre son envol, dressée devant mes yeux brillants. Je suis émerveillée de ce moment qui m’érotise tout le corps.

Je fais glisser au sol ses vêtements tout en restant ainsi contre lui, une main dans son dos et l’autre enserrant sa queue magnifique. Ses couilles se tendent de plaisir, mes doigts les caressent et je remonte avec une infinie douceur. J’enserre sa queue de ma main vibrante, montant et descendant avec tact, au rythme de son plaisir, de sa respiration, de son désir qui devient mien. Aujourd’hui, j’ai envie de branler mon Maître. J’ai envie qu’il s’abandonne à mes caresses osées, offertes et indécentes selon le lieu où il s’imagine être pendant que je fais ça. Je me rends compte que j’aime furieusement le branler, me nourrir de son désir qui me fait mouiller, de son plaisir qui monte le long de ma main. Je suis sa Soumise qui lui prodigue ces sensations délicates et profondes. Je le branle avec une infinie douceur, l’enserrant d’une fermeté douce et mesurée, je suis à lui, avec lui. Je reviens régulièrement à ses couilles, que j’honore du plat de ma main ou de mes doigts caressants, je remonte et m’attarde sur certaines parties de sa queue, avant de la reprendre et de la branler avec une frénésie délicate et puis de plus en plus rythmée et appuyée. Je suis moi même au bord de la défaillance, trempée, une larme coulant le long de ma cuisse.

J’arrive au point ultime où son corps se tend, se rend, et où la décharge de son plaisir inonde ma main en abondance … et je jouis à la seule vue de son sperme qui jaillit sous mes yeux, par saccades de jets blancs, je rêve d’en être inondée… Je jouis de sa jouissance, de son cri, de sa respiration. C’est un cadeau immense. Je vénère le sperme de mon Maître comme le plus précieux des élixirs, le plus érotique des liquides chauds capables de me faire jouir sans caresse.

Alyssanne - 04 Août 2023